L’énigmatique, mystique et mystérieux JUHAMAHAT est un personnage haut en couleurs, qui ne laisse personne indifférent : on l’aime ou on le déteste dès la première rencontre.
Ingénieur du son au C.V. bien rempli (EKOVA, OSCAR NIP, ASSOIFFéS, La BRIGADE, et bien d’autres?), JUHAMAHAT est avant tout un militant extrêmement actif dans les Musiques Amplifiées (dites Musiques Actuelles) depuis plus de 20 ans. Après un baccalauréat de Microtechniques (F10), un Opéra Rock avec les BARJIBUL’S et quelques concerts dans les pattes, il intègre le STUDIO 3/4 à Pontoise, où il fera son apprentissage sous la direction d’Hervé LEGUERN durant 2 ans.
En parallèle, il crée “APPETITE”, une émission de radio dédiée spécialement aux groupes régionaux sur R.G.B. 99.2FM qui accueillera des groupes tel que HUMAN SPIRIT, K2R Riddim, les OGRES de BARBAQUES, tous encore inconnus? Il cofonde et participe à T.V.H.S., l’association qui organisa les concerts du petit Théâtre des Louvrais à Pontoise durant près de 10 ans. Avec les ReMarKables, il crée le FESTIV’ART à Cergy, festival comprenant du café-théâtre, de la danse et de la musique, durant 5 ans.
Ensuite, il prend la route, suis l’incroyable destin du groupe EKOVA pendant 10 ans. Ce parcours, qui lui fera partager de merveilleuses aventures humaines aux quatre coins du monde, l’amènera à participer aussi bien à des festivals prestigieux tel que le SXSW d’Austin (USA), AREZZOWAVE (Italie), PALEO (SUISSE), SAMSONIC (HOLLAND), qu’à des performances inédites comme des live lors de défilés de mode de Haute Couture, ou un spectacle de danse contemporaine avec le Chorégraphe REDA avec le groupe sur scène. Cerise sur le gâteau, il participe avec EKOVA aux premières parties de la tournée “Flowers Power” de The CURE et concrétise un rêve d’adolescence.
Fort de cette très riche expérience, JUHAMAHAT s’installe dès 2001 à Porte de Saint-Ouen dans les locaux de SRIRACHA Sauce, et, en bon pédagogue, y cofonde en 2003, avec Mr XMEN, le SOUS-MARIN 3/4 (en mémoire du SOUS-MARIN de Vitrôlles et du STUDIO 3/4 de Pontoise, R.I.P.) avec pour objectif l’aide au développement durable de la pratique des Musiques Amplifiées (dites Musiques Actuelles) et des Artistes émergents. C’est à cette période qu’il finalise aussi son premier 5 Titres “Marchand de Rêves” qui, pour des raisons techniques, ne verra le jour qu’en 2006.
Mai 2003, “Marchand de Rêves” lui permettra de rencontrer Imen TNANI, Artistes-peintre et étudiante-chercheuse, Chanteuse avec une expérience significative de la scène, considérée comme un espoir national en Tunisie. Leurs univers s’unissent immédiatement, et, autour d’une passion commune pour DEAD CAN DANCE, commence alors une collaboration fructueuse sous le nom de KARTAJ. Au début plutôt axé sur le travail de studio et l’enregistrement de B.O. de court-métrage (“SAMA” de Ludivine ALLEGUE en 2007, “L’Iles aux Esclaves” d’AJJAR’H en 2006) KARTAJ débarque timidement sur scène en Juin 2006 à La CLEF (78 / Saint-Germain en Laye).
En parallèle, ne pouvant exprimer complètement ses idées dans l’univers magique, onirique, et poétique de KARTAJ, JUHAMAHAT reprend du service et enregistre “Mya fil mya bilougha el3arabya”, morceau contre l’hégémonie de la langue anglaise, en réalise le clip avec O.S., et sort un Maxi 4 Titres “Walla8i Gharib !” qui sera exclusivement distribué en Afrique.
Fin 2008, avec le SOUS-MARIN 3/4, il propose le Festival des VOIX LIBRES à Saint-Ouen : 36 concerts en un mois et demi, plus de 76 groupes inédits, et surtout une ambiance chaleureuse unique. Tout comme pour les formations liées aux Musiques Actuelles qu’il met en place avec le MAAD93 (réseau des lieux de diffusion de Musiques Actuelles en Seine-Saint-Denis) le public en redemande. Le SOUS-MARIN 3/4 propose alors Les ETATS GéNéREAUX des MUSIQUES AMPLIFIéES (dites Musiques Actuelles), un rendez-vous permettant de faire le point sur l’état des Musiques Actuelles.
2009 s’annonce mouvementée avec la préparation d’un 5 Titres incluant le déjà fameux “Mya fil mya bilougha el3arabia” qui à fait couler beaucoup d’encre depuis et a donné lieu à des réactions surprenantes.
Vous l’avez surement déjà compris, JUHAMAHAT, à l’instar du lapin d’une certaine pub, ne s’arrête jamais, dort peu, et est toujours en action : c’est un homme de convictions. Adepte du sport de chambre, JUHAMAHAT collectionne amoureusement les femmes, c’est son seul péché mignon connu à ce jour. Ses amis l’appellent le Bulldozer, pour sa force tranquille, son père, plus solennel, le nome affectueusement l’Insolent Arrogant. Ne vous trompez pas, vous n’avez pas ici affaire à un anarchiste près a tout détruire, qui se met constamment en opposition avec tout, mais bel et bien à quelqu’un de construit qui revendique sa foi en l’Art, la pratique ardemment, et met en œuvre toute action concrète et constructive permettant de la mettre en valeurs. Au-delà de ses propres œuvres, JUHAMAHAT défend le droit aux Artistes et à leurs libertés d’expressions et d’opinions, à leur droit d’être les “Fous du Roi”. Après tout l’Art n’est-il pas, avec l’enseignement, un des poumons de toute civilisation forte ?
Conviction est le mot qui semble le mieux résumer la complexité de cet artiste multi-langues (il écrit aussi bien en français, en arabe, en anglais, ou encore en italien). Sa détermination est bel et bien réelle, son volontarisme dépasse les frontières, et sa fougue est enivrante. Il peint sa musique d’une palette de “bidouillages” sonores, de guitares acoustiques et de rythmiques Percussives. Sans restriction de style, il pioche dans tous les ingrédients que lui à légué son métissage pour créer des atmosphères qui évoluent. L’essence de sa musique se veut pure, sombre et poétique. Elle nous transporte, nous fait voyager au-delà du rêve. Alors fermez les yeux et ouvrez les oreilles.